Rappelle-toi
Après avoir dévoré plusieurs tomes de la saga Myron Bolitar, j’ai plongé dans Rappelle-toi avec beaucoup d’enthousiasme, cette confiance tranquille qu’on a envers un auteur qui nous surprend toujours. Et si ce roman s’est avéré bon et captivant, il m’a néanmoins manqué ce petit quelque chose qui fait habituellement vibrer les pages chez Harlan Coben.
Dès les premières scènes, on retrouve ce qui fait sa signature : un rythme efficace, une intrigue bien ficelée et des zones d’ombre qui titillent notre curiosité. L’histoire s’enchaîne sans temps mort et le suspense fonctionne, mais j’ai parfois senti que certains éléments manquaient de profondeur ou de nuance. Une impression diffuse, comme si l’auteur retenait un peu sa fougue habituelle.
Mais, et c’est un grand mais, la finale m’a complètement prise au dépourvu. Un vrai coup de théâtre comme Coben sait les livrer quand il s’y abandonne. Je suis restée bouche bée en refermant le roman, encore surprise de ce tournant inattendu qui redonne une force nouvelle à tout ce qu’on vient de lire.
En fin de compte, Rappelle-toi est un bon thriller, solide, divertissant, parfois même haletant. On ne s’y ennuie pas une seconde. Mais pour moi, il n’atteint tout simplement pas l’intensité émotionnelle ni l’attachement profond que j’ai ressentis pour les autres romans de l’auteur. C’est un peu comme retrouver un vieil ami… mais un ami qui n’est pas tout à fait dans une de ses meilleures journées.
Malgré tout, la surprise
finale vaut vraiment le détour et me rappelle pourquoi je continue, encore et
toujours, d’aimer lire Harlan Coben.


Commentaires
Publier un commentaire